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Cours de Techniques Frigorifiques - Techniciens Supérieurs 2ème année 9. OPERATIONS DE MISES EN SERVICE |
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9.1 MATERIEL
DE MISE EN SERVICE 9.5 CHARGE
EN FLUIDE FRIGORIGENE D’UNE INSTALLATION 9.6 COMPLEMENT
DE CHARGE EN FLUIDE FRIGORIGENE 9.7 VERIFICATION
DU BON FONCTIONNEMENT 9.9 SOUTIRAGE
ET COMPLEMENT D’HUILE 9.10 RECUPERATION
DE FLUIDE FRIGORIGENE Les mises en service constituent
les modes opératoires sur les installations frigorifiques et dans une certaine
mesure les opérations liées aux dépannages, à savoir : -
la recherche de fuites de FF -
le tirage au vide -
le cassage du vide -
la charge en FF d’une installation frigorifique -
le complément de charge en FF d’un installation frigorifique -
la vérification du bon fonctionnement et les réglages divers -
le brasage -
le soutirage et le complément d’huile -
la récupération des FF 9.1 MATERIEL DE MISE EN SERVICE Le matériel nécessaire peut se
décomposer comme suit : -
le matériel fluidique (bipasse de service avec 3 flexibles :
manifold) -
l’outillage (clés à cliquet, clés Allen, tournevis pour vis
à fente , à empreinte Pozidriv, à empreinte Philipps, pinces, clés mixtes…) -
l’outillage pour les tubes (cintreuses, coupe tubes,
ébavureurs, dudgeonnières pour tubes, poste de soudure portable, paquet de
brasure, boîte de décapant, redresseur d’ailette, évaseur de tube, pince à
obturer les tubes, pince à perforer les tubes…) -
l’outillage électrique (pince à dénuder, tournevis isolés
pour vis, lampe électrique de poche…) -
les appareils de mesure (multimètre, pince ampèremetrique,
anémomètre, hygromètre, thermomètre électroniques avec sondes d’ambiance, de
contact, d’immersion et à piquet) -
le matériel pour la détection de fuites (détecteur de
fluides électronique, mousse à savon, lampe haloïde) -
le matériel pour le remplissage (balance de charge
électronique et/ou cylindre de charge, pompe à huile manuelle) -
le matériel pour le vide (pompe à vide, vacuomètre) -
le matériel pour la récupération de FF (station de
récupération, bouteilles de récupération) -
le matériel pour le test sur le circuit (test de mesure
d’acidité, test de mesure d’humidité) -
les raccords (valves à clapet ou valve shrader, bouchons
mâles…)
Figure 9.0 : Quelques outillages du frigoriste. 9.2 RECHERCE DE FUITESLe
matériel nécessaire est constitué d’une bouteille de FF, d’un manifold, d’une
bouteille d’azote et d’un détecteur de fuites. Le mode
opératoire s’effectue comme suit : -
montage du manifold (flexible bleu sur prise BP du
compresseur et flexible jaune raccordé à la bouteille de FF) -
mise sous pression du circuit frigorifique par le FF à une
pression de 2 bars (lecture sur manomètre BP) et remplacement de la bouteille
de FF par une bouteille d’azote -
réglage du mano-détendeur à une pression de 8 bars -
mise sous pression d’azote le circuit frigorifique à 8 bars,
fermer et enlever la bouteille d’azote -
effectuer la recherche de fuites en utilisant de la mousse
de savon ou une lampe haloïde (utilisable avec les CFC et les HCFC) ou un
détecteur électronique de fuites (adapté au FF introduit dans le circuit
frigorifique). Il s’agit
d’une technique de recherche de fuites pour une installation non chargée en FF
(par exemple une installation neuve ou une rénovation d’installation).
Figure 9.1
: Montage pour recherche des fuites de fluide frigorigène. Lorsque
l’installation est chargée et en présence de fuites, le FF va se mélanger à
l’air atmosphérique sous forme gazeuse, seule l’huile laisse des traces à
l’état liquide. La
recherche de fuites peut s’effectuer par le repérage de traces d’huile sur les
tuyauteries à condition que l’installation doit être dans un bon état de
propreté. Les fuites
se localisent le plus souvent au niveau des raccords, des joints ou des
brasures. La recherche peut se faire à l’aide d’une lampe haloïde ou d’une solution savonneuse ou à l’aide d’un détecteur électronique. 9.3 TIRAGE AU VIDECette
opération à pour objectif l’élimination du circuit frigorifique de l’air et
l’humidité présents. Le
matériel nécessaire est constitué d’un
manomètre, d’une pompe à vide et d’un
vacuomètre. Le
principe est de faire passer l’eau contenue dans le circuit
frigorifique de
l’état liquide à l’état vapeur pour
qu’elle puisse être évacuée par la pompe
à
vide. Par
exemple, pour une température du circuit frigorifique de 30°C, il faut
atteindre une pression de 42.4 mbar (tirer au vide) pour faire passer l’eau de
l’état liquide à l’état vapeur (voir figure 12.2 ).
Le mode
opératoire est le suivant : -
montage du manifold (flexible bleu sur prise BP du
compresseur et flexible jaune raccordé à la pompe à vide et raccordement du
vacuomètre pour le contrôle ultérieur du vide) -
mettre la pompe en marche et lorsque la pression dans le
circuit descend au dessous de 0 bar (lecture sur manomètre BP), vérifier le
niveau de vide à l’aide du vacuomètre -
lorsque le niveau de vide est atteint (pression inférieure à
la tension de vapeur saturante à la température du circuit « température
ambiante »), arrêter la pompe Après le
tirage au vide, il faut aussitôt effectuer la charge en FF. 9.4 CASSAGE DU VIDE Il est
effectué après un tirage au vide et consiste à introduire dans le circuit de
l’azote. Aussitôt
après le tirage au vide (et avant la charge en FF) : -
remplacer la pompe par une bouteille d’azote -
régler le mano-détendeur pour avoir une pression de 1 bar,
purger le flexible en ouvrant l’orifice central du manifold et mettre la
circuit frigorifique sous une pression d’environ 0.2 bar -
fermer et enlever la bouteille d’azote, -
ouvrir le robinet BP du manifold pour faire chuter la
pression à 0 bar et raccorder une pompe à vide -
effectuer un nouveau tirage au vide C’est une opération qui peut être répétée (trois tirages au vide et deux cassages de vide), elle permet d’avoir une bonne efficacité du tirage du vide avant la charge en FF. 9.5 CHARGE EN FLUIDE FRIGORIGENE D'UNE INSTALLATION C’est une
opération qui intervient après le tirage au vide et qui consiste à introduire
dans le circuit frigorifique une
quantité donnée d’un FF donné (indications sur plaque signalétique),
l’installation étant à l’arrêt. D’autres
techniques telles que les paramètres de fonctionnement peuvent être utilisées
pour s’assurer de la bonne charge en FF de l’installation. Il existe
plusieurs techniques de charge en FF des installations frigorifiques : -
charge avec cylindre de charge (capacité préalablement
remplie de FF) -
charge à l’aide d’un balance électronique -
charge utilisant une balance et une bouteille de FF (c’est
cette méthode qui sera décrite). Le mode
opératoire est le suivant : -
montage du manifold (flexible bleu sur prise BP et flexible
rouge sur prise HP du compresseur - flexible jaune raccordé à la bouteille de
FF) -
introduire le FF dans le circuit en ouvrant le robinet de la
bouteille de FF et la vanne HP du manifold -
lorsque la charge est terminée (vérification de la quantité
introduite à l’aide d’une balance), fermer le robinet de la bouteille et
l’enlever Remarques -
Lorsque les différences de pression ne permettent plus
d’introduire du FF et si la charge n’est pas complète, il faut mettre en marche
l’installation pour terminer la charge en FF « complément de charge ». Une autre
solution consiste à utiliser une résistance chauffante pour «chauffer la
bouteille ». -
Lorsque l’installation comporte un robinet de charge sur la
conduite liquide, la charge peut être effectuée en suivant les mêmes règles, la
bouteille étant raccordée à ce robinet de charge (par exemple troisième voie de
la vanne 3 voies sur sortie de la bouteille liquide si elle existe par
exemple).
Figure 9.4
: Montage pour charge en fluide frigorigène.
9.6 COMPLEMENT DE CHARGE EN FLUIDE FRIGORIGENEC’est une opération qui intervient
après une charge en FF lorsque la quantité de FF introduite est insuffisante. Le mode
opératoire est le suivant : -
montage du manifold (flexible bleu sur prise BP et flexible
rouge sur prise HP du compresseur - flexible jaune raccordé à la bouteille de
FF) -
mettre l’installation en marche, ouvrir le robinet BP du
manifold et introduire la quantité nécessaire de FF en suivant les indications
de la balance -
lorsque la charge est terminée, fermer le robinet de la
bouteille et l’enlever Cette méthode n’est pas conseillée avec la famille des
mélanges zéotropes (R404A, R410A, R407C…). 9.7 VERIFICATION DU BON FONCTIONNEMENT Lorsque les opérations de charge
sont terminées, une vérification du bon fonctionnement de l’installation
s’impose. En fonctionnement et si possible
lorsque la température du milieu à refroidir est atteinte : la
vérification du bon fonctionnement pet s’effectuer par : -
les constats que : o
la conduite de refoulement est chaude o
la conduite liquide est tiède o
la tuyauterie d’aspiration est froide o
il n’y a pas de bulles dans le voyant liquide o
la surchauffe (SH) est comprise entre 4 et 8°C o
le sous-refroidissement est compris entre 3 et 7°C o
la température d’évaporation est inférieure de 5 à 10°C à
celle de la chambre froide o
la température de condensation est supérieure de 12 à 15°C à
celle de l’air extérieur (condenseur à air) o
la température de condensation est supérieure de 5°C à celle
de la sortie d’eau (condenseur à eau) -
les vérifications que : o
les intensités électriques absorbées sont inférieures ou
égales aux valeurs notées sur les plaques signalétiques o
le réglage des appareils de sécurité et de régulation
(thermostats, pressostats…) est correct Les réglages sont effectués en
principe à la mise en route des installations. Ces réglages concernent en
particulier : -
le détendeur thermostatique -
les thermostats de régulation et éventuellement de sécurité -
les pressostats BP et HP de sécurité -
les pressostats BP de régulation -
la vanne à eau pressostatique
9.8 BRASAGELe brasage est l’assemblage de
pièces métalliques de même nature ou non avec un métal d’apport en fusion
(baguette de brasure), la température de fusion de la baguette étant bien
inférieure à celle des pièces à braser. Il existe des baguettes argent (6%, 40
%) qui présentent un point de fusion plus bas et une meilleure résistance que
les baguettes cuivre/phosphore. L’utilisation d’une lampe à braser
(figure 9.0) constitue la solution la moins chère et la plus raisonnable pour
des utilisations occasionnelles. Cependant pour une utilisation régulière par
un professionnel, l’emploi d’un poste de soudure «brasage» (figure 9.5)
s’impose.
La combustion du mélange se fait à
une température de 3070°C. Suivant les proportions des deux
gaz, la flamme obtenue est dite : -
réductrice (ou carburante), la proportion de C2H2
est importante -
oxydante, la proportion de O2 est importante -
neutre : c’est la flamme idéale qui permet de chauffer et de
braser correctement La brasure consiste à utiliser la
flamme du chalumeau pour chauffer la zone d’assemblage afin que la température
des pièces à braser soit homogène, c’est cette température des pièces qui va
faire fondre la brasure par contact, l’alliage se diffuse entre les parois des
pièces et une fois cet espace rempli, il est inutile de charger le point de
brasure. Pour un bon brasage, l’alliage ne
doit pas être mis en fusion directe avec la flamme. Bien entendu, le brasage obéit à
un mode opératoire précis et cette opération doit être entourée de mesures de
sécurité (présence d’extincteur, protection des yeux…).
9.9 SOUTIRAGE ET COMPLEMENT D’HUILE Le soutirage d’huile est
effectué pour : -
le test d’acidité -
les analyses d’huile -
le remplacement d’huile Le mode opératoire est le suivant
: -
montage du manifold et fermeture de la vanne BP du
compresseur (sur l’avant) -
mise en marche du compresseur et arrêt lorsque la pression
BP atteint 0.3 bar -
faire une consignation électrique du compresseur -
raccordement d’un flexible entre le robinet d’huile et le
récipient à huile -
soutirer la quantité d’huile nécessaire et refermer le
robinet d’huile -
ouvrir la vanne BP de service du compresseur (position
intermédiaire) -
déconsignation électrique et remise en marche de
l’installation Le récipient utilisé pour le
soutirage doit être sec et propre, de plus il faut éviter que l’huile récupérée
soit en contact avec l’air atmosphérique. Le complément d’huile est
nécessaire pour effectuer un remplacement d’huile ou introduire une quantité
d’huile manquante. L’utilisation d’une pompe à huile
manuelle est nécessaire. Il faut noter qu’il existe une méthode basée sur
l’utilisation d’une pompe à vide. Le mode opératoire est le suivant : -
montage du manifold et fermeture de la vanne BP du
compresseur (sur l’avant) -
mise en marche du compresseur et arrêt lorsque la pression
BP atteint 0.1 bar -
faire une consignation électrique du compresseur -
raccordement d’un flexible entre le robinet d’huile et le
refoulement de la pompe à huile manuelle -
plonger l’aspiration de la pompe à huile dans le réservoir
d’huile ou raccorder un flexible entre ce réservoir et l’aspiration de la pompe
à huile -
desserrer l’extrémité du flexible branché sur le robinet
d’huile et pomper l’huile du réservoir -
resserrer cet extrémité quand l’huile en sort (purge) et
ouvrir le robinet d’huile -
pomper l’huile du réservoir pour effectuer le complément
d’huile -
fermer le robinet d’huile à la fin du complément et
débrancher les flexibles -
ouvrir la vanne BP de service du compresseur (position
intermédiaire) | |||||||||||||||||||||||